Dans le cadre de l’exposition “Bruxelles Plurielles. Gens d’ici venus d’ailleurs”
Entrée gratuite. (Renseignements : 02/279.53.20)
Metteur en scène: Sifiane El Asad
Musicienne : Johanne Samek
Comédiennes: Manuella Ammoun, Laurence Voreux et Maryse Dinsart
Scénographie et costumes: Valérie Leclercq
Assistante à la scéno et aux costumes: Isabelle Jamsin
Staff production: Alan Bourgeois, Corinne Ricuort et Géraldine Colin
Ce spectacle vous est proposé par “Lire & écrire“, le “Fantastique Collectif” et “Présence & Action Culturelles“
Pour plus d’infos, visitez www.jelis.be ou envoyez un mail à fantasticollectif@gmail.com
« L’abus de biens et de consommation est un fardeau qui rétrécit l’existence. L’absence d’encombrement procure de l’espace pour penser, et sans doute même pour comprendre. »
John Pawson, Extrait de Minimum
La Pièce
Résumé :
Lisa se retrouve dans l’appartement de sa sœur jumelle, Maria, pour ranger ses affaires. Elle n’avait plus eude ses nouvelles depuis quinze ans. Or Maria s’est tuée dans un accident de voiture. En mettant de l’ordre, Lisa va découvrir des tickets de caisse derrière lesquels Maria notait des réflexions, des poèmes…, une sorte de journal intime. C’est ainsi qu’elle découvrira quelle était la vie de Maria: une vie très stressante partagée entre le travail, les achats et la solitude. Dans cet appartement, les objets semblent vivre et faire revivre MariaOn suit quelques scènes de sa vie, quelques-uns de ses états d’âme et son désarroi final.
Entre deux tickets de caisses ramassés par Lisa, Maria nous apparaît tel un fantôme. Elle se raconte avec humour. Elle travaille dur et consomme à corps perdu. Elle aime faire des trouvailles. C’est la compétition, comme dans sa boîte où elle est secrétaire de direction. Sa vie semble structurée et remplie. Mais la pression monte, l’entreprise délocalise et licencie.Quand son entreprise déménage, elle perd son emploi et avec, son pouvoir d’achat… La vie est à revoir… Les tickets de caisse accumulent les bouteilles d’alcool et les boîtes de tomates pelées. Les amis disparaissent, Maria tient bon puis craque. Reste un journal intime écrit sur des tickets de caisse…
Message :
Aspartame, par le biais d’un drame, fait contraster deux philosophies de vie. L’une comble son vide avec des promotions, l’autre a trouvé la douceur de vivre dans l’exil.
Plus qu’une satire de nos « boulimies de consommation », elle brosse à travers l’histoire de Maria et Lisa, le portrait doux-amer d’un quotidien que l’on tente vainement de fuir quand s’installe la solitude. On retrouve l’écriture orale, pointue et limpide, teintée d’humour d’Eric Durnez.
(dixit Nurten AKA et Nathalie Delage.)
Extraits :
Maria : « Faut apprendre à aimer la lutte, aimer la compétition, tu verras, ça devient une drogue, une vraie drogue.Si tu t’arrêtes, si tu commences à réfléchir, à te plaindre, t’es foutue, Viviane, t’es morte.Le train ne s’arrête pas.Tu as voulu respirer deux minutes sur un banc, le train est reparti, la gare abandonnée, tu n’as rien vu venir.Moi, la pression j’aime ça.Le stress, les résultats, les objectifs plus 25, c’est un jeu, Viviane, une sorte de grand jeu, c’est comme ça qu’il faut le prendre, un grand jeu… Je lui ai dit à Viviane. »
Lisa : «Elle a répété au moins vingt fois que tu n’étais pas du genre à te laisser aller, à te poser trop de questions … et puis ta situation, ta belle situation, toute l’énergie que tu donnais à ton travail, ta carrière, ta confiance en la vie , inébranlable…
Nous avons accepté depuis quelques mois de soutenir les membres du corps médical de la Résidence de la Porte de Hal depuis le début de l’année. Toutes les deux semaines et récemment toutes les semaines, nous avons aidé ses valeureux kinés, ergos, internes, etc. à préparer leur spectacle annuel en l’honneur des résidents. Le thème qu’ils décider d’aborder est “les 4 saisons”.
Le travail que nous faisons est très ardu car, ils s’agit de se faire voir et entendre de personnes qui ont des difficultés à voir ou entendre. c’est très intéressant et peu répandu dans le milieu théâtral que de s’y intéresser, pourtant au même titre que le théâtre jeune public, il y a des choses à faire…
L’ambiance est très conviviale et sans complaisance. Nous sommes content de suivre ces héros du quotidien.
Vu le succès au festival “Les Anthinoises”, nous avons eu une nouvelle demande pour les fêtes en Pierreuses. pour ceux qui ne connaitraient pas il s’agit, d’une festivité annuelle en plein milieu de Liège. Cette année le thème est “Fleurs & Papillons”. Le lien avec le Médiéval-Fantastique, s’est fait par une courte réflexion. Nous augmenterons le nombre de personnages répartis dans les rues.
Sifiane: Scénariste
Dominique Liégeois: Organisateur
Distribution (en cours …):
Sébastien Pottier: Guerrier
Dominique Liégeois: Potiologue
Julie Delporte: Archère
Andy Polliart: Garde
Nous aurons l’aide de Catherine, Mailis, Charlotte, et bien d’autre.
Nous avons participé aux Anthisnoise 2008. Dans le cadre d’une animation du Pavillons des Trolls, nous avons fait rires petits et grands. Un très bonne édition 2008 pour Anthisnes, espérons que nous y avons un peu contribué. Les Concerts résonnaient dans le lointain, les gens décoloraient les étals des marchands médiévaux et les illustrateurs passionnaient les curieux. Pendant ce temps là se tramait une histoire plus secrète…
« Le Château d’Anthisne, gagne chaque année en magie. Mais, elle devient incontrôlable, car mal utilisée. Heureusement, il existe une vieille légende qui dit qu’en une époque révolue, il existait « Les Ecuyers des Psaumes » qui régulaient le flux arcanique. Ils avaient créé l’Ecole des gardiens de la magie. Chaque année il fallait renouveler le cheptel …. »
Il s’agira de faire découvrir le plus complètement possible l’univers du Jeu de Rôles grâce à un démarche ludique et didactique.Nous posterons 6 personnages dans les activités du festival.
1. Un assassin initiera les aventuriers à la profession : ils doivent trouver des personnes costumée d’un élément clair (ex. L’homme au chapeau bleu, ou la femme au brassard noir). Les aventuriers doivent mettre la main sur la gorge de la personne désignée.
2. Un elfe archer, envoie faire des missions aussi farfelues les unes que les autres…
3. Un prêtre de la forêt, accepte de faire confesse, mais à sa manière : en public. Les aveux les plus farfelus seront convaincants et les plus vrais moqués.
4. Un barde insitera au vol et volera des idées aux gens. il demandera aux « aventuriers » de chanter ou de raconter, une blague de leur choix. ou une chanson paillarde
5. Un potiologue se plaint de manquer de certaines composantes pour des potions. Il enverra les aventuriers chercher des éléments disponibles dans le coin (ex. herbe, pierres, sel, etc.)
6. Un parieur organise des combats avec Godrud le Fort. Les aventuriers qui ont une arme peuvent s’en servir, mais les autres qui n’ont rien, auront le droit d’utiliser une vieille dague. Une fois que les aventuriers auront accompli leur quête, ils devront trouver l’aubergiste de la « Cuvée des Troll », il sera aussi en costume et annoncera les scores. Si un aventurier veut tenter une nouvelle fois sa chance, il remplira une nouvelle fiche avec un malus de un point par épreuve. Il sera marqué sur sa fiche qu’il est vantard… Si il repasse une troisième fois il sera marqué comme fou. Au terme de son périple, il recevra un cadeau à la hauteur de son mérite, à la « Cuvée des Trolls » (ex. une casquette = réussi, une bière de consolation = raté)
Ça se passe en 1922, dans un débit de boisson assimilé au « Commercial House ». Deux clients moqueurs, lisent tour à tourdes nouvelles sorties de la publication « Weird Tales », sensées leur faire peur… Il s’agit de nouvelles de Howard – Phillips Lovecraft. Celui-là, prétend avoir vu des choses terrifiantes.
Les trois hommes découvrent ses déclarations et ses souvenirs. Soudain les lumières s’éteignent. Au retour de la lumière, un nouveau client caché par une cape, est assis dans un coin de l’établissement… Il va leur faire passer l’envie de rire.
A des tables en bois, et en costumes d’époque, les acteurs liront et conteront, des nouvelles sorties du recueil « Dagon & other macabre tales » de Howard – Phillips Lovecraft. D’une manière ou d’une autre, toutes les nouvelles du « Dagon » seront abordées.
Si vous voulez passez un moment intime et chaleureux avec des créatures, n’hésitez pas, venez assister à « Dagon & Other Macabre Tales » !
Sorti de Lettres sans frontières par Roger Job, recueil de correspondances de l’étranger, par des médecins sans frontières entre la fin des années 80 et le milieu des années 90. Ce projet là, est une concrétisation de l’envie d’un des membres du Fantastique Collectif, de mettre sur scène des textes pour lesquels il avait une certaine affection. Ayant lu une partie des lettres, le projet a été porté à l’attention de M.S.F. et de l’auteur. Apparemment rien ne les retenait que nous en fassions un spectacle complet.
La motivation du groupe de monter cette oeuvre, est le caractère valorisant d’une action didactique historique, qui rappelle les valeurs de générosité et de volonté d’êtres humains face au verrouillage bureaucratique mondial. Affirmer des choix aussi sacrificiels soient-ils, donne un reflet d’espoir dans une société d’obligation.
Il fut un temps vraiment pas si éloigné où des gens allaient en sauver des inconnus par la simple conviction que c’était louable. C’est cela que nous trouvons fantastique et c’est cela nous voulons montrer. Les vrais héros sont en nous.
adaptation théâtrale de « L’Analphabète » de Agota Kristof
Interprétée par Marilyn Beugnies, Olivia Carrère, Marie-Astrid Legrand et Johanne Samek
Mis en scène par Sifiane El Asad.
Assisté de Maryline Lecorre
Scénographie et costumes de Valérie Leclercq
Assistée d’Isabelle Jamsin
Organisation et Promotion de Géraldine Colin et Corinne Ricuort
Production d’Alan Bourgeois
une coproduction de Présence et Action Culturelles, Lire & Ecrire et du Fantastique Collectif
en partenariat avec La Maison du Livre
et le soutien de l’Institut Culturel Hongrois de Bruxelles
L’Analphabèteest le premier récit autobiographique d’Agota Kristof. Onze chapitres pour onze moments de sa vie, de la petite fille qui dévore les livres en Hongrie à l’écriture des premiers romans en français. L’enfance heureuse, la pauvreté après la guerre, les années de solitude en internat, la mort de Staline, la langue maternelle et les langues ennemies que sont l’allemand et le russe, la fuite en Autriche et l’arrivée à Lausanne avec son bébé.
Ces histoires ne sont pas tristes, mais cocasses. Phrases courtes, mot juste, lucidité carrée, humour, le monde d’Agota Kristof est bien là, dans son récit de vie comme dans ses romans.
L’Analphabète, Editions Zoé, 2004
Mot du Collectif à propos de « L’Analphabète »
Il nous semblait important de parler du savoir littéraire. Savoir lire, c’est un apprentissage nécessaire au libre arbitre de chacun. Et puis, si le collectif existe de façon morale, c’est que nous avons eu l’opportunité un jour de suivre des cours qui nous ont mené à ce libre arbitre de choisir nos œuvres préférées.
Dans les auteurs que nous apprécions, il y a Agota Kristoff et nous donne ici une occasion unique de revendiquer nos choix littéraires, tous les choix. Le texte sera repris dans son entièreté car il est déjà très court – cinquante pages tout au plus- et le langage usité est très facilement ‘théâtralisable’. Il faut dire que Agota Kristoff a quelques pièces à son actif et qu’elle gère très bien les situations.