Mukashi Mukashi 昔々

Deux « Gaïto’s » ou « Bonhommes Kamisshibaï » débarquent avec chargement porté sur les épaules. Un grand drap renferme des instruments de musique et un butaï. Les deux ouvriers traditionnels japonais, sont cérémonieux et précis. Grâce à trois petites histoires traditionnels, ils vont nous faire voyager dans cet univers ancestral du manga rudimentaire. « Issun Boshi », « Le Moineau à la langue coupée », « Yamamba ou comment gober une sorcière » et « la Grue Reconnaissante ».

Deux grands gaillards aux traits européens mais en tenues ouvrières japonaises des années 50, disposent un « butaï » sur la place du marché. Ils chantonnent et marmonnent. Ils se permettent de pratiquer un art traditionnel japonais, le kamishibaï. Ils narrent en français des contes profondément ancrés dans la culture du japon. Ces histoires, apparaissent sous forme d’images commentées par de la musique aux accents nippons.

avec Thierry Hercod & Yannic Duterme
mise en scène de Sifiane El Asad
conseils artistiques  par Nao Hiyoshi

SAMSUNG

Musicien : Thierry Hercod

Né le 22 novembre 1959 à Belfort

Il aime voyager à travers les disques et les livres. Mon livre préféré, c’est le « Capitaine Fracasse », qui parle d’une troupe d’acteurs ambulants.
Il a eu la chance de jouer pour Peter Gabriel.
Il a voulu faire de la musique lorsque il a entendu l’histoire de la vie de Mozart à l’âge de 5 ans.
Il a suivi des cours de piano et de solfège de mes 7 à ses 12 ans. à 15 ans, il a commencé à suivre des cours de guitare. À ses 16, il a démarré des groupes folks. De ses 18 à ses 34 ans il a joué de la musique dans les rues d’Allemagne, de Suisse, de France, du Luxembourg et en Belgique. Depuis des années il joue plus de vingt instruments de musique, dont des cithares, plusieurs flûtes, plusieurs percussions. Il joue actuellement « Stoel » dans le spectacle à succès « les déménageurs ». Il joue aussi pour le groupe « Thea and thé mugs” et le spectacle “Isapo”
sans nom (récupéré)
Comédien : Yannic Duterme

Né le 20 avril 1980

Premier Prix d’art dramatique au Conservatoire Royal de Mons.
Il est un des fondateurs du « Fantastique Collectif ». Il est à la genèse de différents projets ayant eu lieu ou encore à créer. Il suit des cours d’escrime avec Jacques Capelle. Il a participé aux ateliers « jeux devant caméra » avec G. Friedman, P-P. Renders et Y. Hanchard. Il a fait des stages ‘Corps et Texte, à armes égales’ avec A. van K. et D. Caffonette. Il travaille sur des stages artistiques pour enfants depuis près de 10 ans. Il a joué dans :
« Le Café des Jules » de J. Nollot mis en scène par Claude Frisoni au T.O.L.,
« Croisades » de M. Azama mis en scène par Sifiane au Collège Saint-Michel
« Baby-Meurtre » de F. Dard mis en scène par Fabienne Zimmer au T.O.L.,
« Israël – Palestine »  mis en scène par Barbara Bua  (Le manège) à la Maison Folie – Arbalétriers
« Judas » comédie musicale mis en scène par Jessy-K (Studio jam) au Cirque Royal
« Le Minotaure » de Marcel Aymé mis en scène par Eva Paulin au T.O.L.,
« L’Heure du Lynx » de Per Olov Enquist mis en scène par Philippe Noesen au Théâtre des Casemates

sifsiteMetteur en scène : Sifiane El Asad

Né à Bruxelles en 1970, d’un père palestinien et d’une mère belge, Sifiane El Asad a obtenu en 1996, un premier prix en Art de la Parole au Conservatoire Royal de Bruxelles. Depuis le 1er janvier 2008, il dirige le « Fantastique Collectif ».Tout d’abord acteur, il a joué dans « Faust » à Villers-la-Ville mis en scène par D.Scahaise (1993) ; « Carmen » de Biset mis en scène par A.Voisin (1994) ; « Le Voyage de Pinocchio » de Collodi mis en scène par Th.Janssen (1996) ; « L’Écume des Jours » de Boris Vian (1997) ; « Rendez-vous Contes! » mis en scène par Muriel Lejuste au Théatre de la Samaritaine(1998) ; « Traversée nocturne avec William Shakespeare » mis en scène par D. Serron au T.N.B (2000) ; « l’Année du Bac » de J-A. Lacour (2000) ; «  Le lieutenant d’Inishmore » mis en scène par Derek Golby au Théâtre de Poche (2003) ; « Tristan und Isolde » de R. Wagner au Théâtre de la Monnaie (2006). Il a travaillé sur la conception de différents évènements « Grand public ». Il a organisé des ateliers de jeu face à la caméra (2003). Il a participé à du raccrochage scolaire par le théâtre et a animé pendant cinq ans des camps de vacances pour enfants de la Ville de Bruxelles. Sifiane est un agitateur de conscience. Il n’a eu de cesse de mettre en scène différents spectacles comme « Aspartame » d’Éric Durnez (2009), « Dagon & Other Macabre Tales » de Howard Philipps Lovecraft (2008), « Rec » en danse théâtre, « Here Now » et « Architexture » en danse contemporaine (2007), « Addolorata » de Marco Micone (2001), «  The Breakfast Club » de John Hughes (2001), « Croisades » de Michel Azama (2000) ; « Rendez-vous Contes du Troisième Type » (1999), « Roberto Zucco » de Bernard Marie Koltès (1999). Son dernier spectacle « Je lis. » adaptation de « l’Analphabète » d’Agota Kristof tourne depuis 4 ans. Le spectacle « Je t’embrasse » parlant de l’humanitaire, tourne depuis peu. Touché par les différents maux de nos sociétés, il aime entrer sans complaisance dans l’intimité sociale des personnages et se trouve très souvent à l’origine de plusieurs initiatives aux accents humanitaires.

Lexique
Kamishibaï
Le « Kamishibaï » (‘kami’ signifiant papier et ‘shibai’ signifiant drame) fait partie d’une tradition narrative et visuelle ancestrale. Elle est née au 12e siècle dans les temples bouddhistes du Japon. Les moines utilisaient des rouleaux d’images pour raconter des histoires moralisatrices à un public majoritairement illettré. Cette technique narrative poursuivit son existence pendant des siècles et fut également, des années 1920 à 1950, à la base de la très populaire culture Manga.
Les conteurs se déplaçaient sur un vélo sur lequel était fixé à l’arrière un petit théâtre en bois. ils s’installaient à un coin de rue ou dans un parc et vendaient des bonbons au public rassemblé. Les enfants qui en achetaient se voyaient attribuer les meilleures places, tout à l’avant. Le conteur glissait dans le théâtre des images et lisait le texte qui figurait au dos. Une sorte de séance cinéma miniature, occasionnellement accompagnée de bruits et de musique. Durant ses heures de gloire, plus de 5 millions d’enfants et d’adultes savouraient chaque jour des récits kamishibai. L’arrivée de la télévision fit en sorte que les conteurs mobiles disparurent peu à peu des rues du Japon. Ces dernières années, cette tradition narrative a connu un revival mondial.
Butaï
Le « Butaï » est le castelet en bois a l’aspect d’une petite valise. Le montant antérieur (côté public) est fermé par trois portes que le conteur ouvre successivement au début de sa prestation pour montrer la première planche illustrée au public.
Après avoir lu le texte correspondant à la première planche, le conteur la fait glisser et la place à l’arrière de la glissière, le public découvre ainsi la deuxième  planche et ainsi de suite. Les planches sont donc introduites successivement dans la glissière centrale entre les montants du butaï.
A la fin de l’histoire, le conteur peut fermer successivement les trois portes signalant ainsi la fin du voyage dans l’imaginaire.
En Europe (Suisse, Belgique, Espagne), les images sont fréquemment de format A3 (42 x 29,7 cm) et les dimensions du butaï  avoisinent 45 x 34 x 7,5 cm.
Gaïto
Le «gaïto» conteur de Kamishibaï parcourait quartiers et villages à vélo une boîte laquée attachée sur son porte-bagages. il emportait trois jeux d’histoires dans sa sacoche et accrochait à son guidon un panier rempli de beignets et friandises à base de patates douces.
Arrivé à un square il coinçait la béquille de son vélo et annonçait son arrivée en utilisant deux claquettes de bois appelées hyoshigi.
Attirés par ce bruit, les enfants accourraient autour du vélo et achetaient les friandises. Le gaïto racontait deux histoires et demi puis …
«Si vous voulez savoir la suite, venez demain à telle heure !» et il repartait …

 

Personne de contact:

Thierry Hercod

tel.: +32(0)2-534-44-03

info.mukashimukashi@gmail.com